L’Europe valide l’entrée en service d’une vaste base de données biométriques

base de données biométriques

L’Union européenne a confié à deux acteurs français la constitution d’une base de données biométriques de plus de 400 millions de personnes. Le projet doit démarrer en 2022 pour le contrôle des frontières de l’espace Schengen.

Un « des plus grands systèmes biométriques au monde ». C’est ce que prévoit de mettre en place l’Union européenne dès 2022. Ce système doit à terme contenir les données biométriques (visage et empreintes digitales) de 400 millions de citoyens.

Cette base de données interviendra dans le contrôle des entrées et sorties au sein de l’espace Schengen. Et le déploiement de ce chantier biométrique revient à un consortium piloté par deux Français (IDEMIA et Sopra Steria).  

Données biométriques de ressortissants tiers

Charge à ces entreprises de livrer « un nouveau système partagé de correspondances biométriques (sBMS). » La future plateforme stockera ainsi les informations biométriques de plus de 400 millions d’individus, des « ressortissants de pays tiers. »

« Basé sur des technologies biométriques européennes, ce nouveau système répondra d’abord aux besoins d’identification du nouveau système européen d’entrée/sortie (EES), élément central de la protection des frontières européennes » précisent les deux fournisseurs français.

Empreintes digitales, des données biométriques
Un fichier d’empreintes digitales et de photos du visage

La solution biométrique vise à constituer un moyen de lutte contre l’immigration clandestine et la criminalité transfrontalière. Le système partagé contribuera cependant également à d’autres briques technologiques de l’Europe.

Le sBMS « sera utile » notamment au système d’information Schengen (SIS), au SI des visas (VIS), Eurodac (base de données européenne des empreintes digitales des demandeurs d’asile) et au prochain ECRIS-TCN. Il s’agit du futur système européen d’information sur les casiers judiciaires des ressortissants de pays tiers.

Le contrat est attribué aux prestataires pour une durée de quatre ans. Une prolongation à six ans est cependant possible. Quant à son coût, Euractiv évoque un montant maximum de 302,5 millions d’euros.

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