Le recruteur augmenté par l’intelligence artificielle

Le recruteur augmenté par l’intelligence artificielle

Avec sa Machine Learning Platform, l’éditeur Harqen exploite le machine learning pour effectuer une analyse linguistique des réponses d’un candidat en entretien. Cette approche permettrait d’évaluer les compétences, mais aussi les traits de personnalité des postulants.

Dans le domaine du recrutement, et plus largement des ressources humaines, chatbots et autres outils basés sur l’intelligence artificielle se déploient. Des solutions de ce type permettront par exemple de trier des CV et d’automatiser les tâches de sélection des profils.

L’éditeur Harqen souhaite aller plus loin dans la sélection des candidats. Au travers de sa technologie Harqen Machine Learning Platform, l’entreprise procède ainsi à une analyse des réponses lors d’un entretien d’embauche.

Analyse des mots et du langage lors des entretiens

Grâce au machine learning, la plateforme examine les mots et le langage du postulant. Harqen estime ainsi pouvoir déterminer des traits de personnalité utiles pour définir l’adéquation à un poste. Sa technologie effectue par ailleurs un analyse automatique des CV. Il s’agit d’établir un score par rapport aux critères de l’emploi à pourvoir.

Identifier des soft-skills peut cependant s’avérer délicat pour une machine – comme par un recruteur humain. L’éditeur avance néanmoins quelques chiffres pour souligner l’efficacité de son modèle d’IA. Dans 95% des cas, sa plateforme de machine learning a sélectionné les mêmes candidats que les recruteurs.

L’entreprise avance un autre argument en faveur de sa technologie et essentielle pour sélectionner le bon candidat : sa capacité à mesurer l’enthousiasme à l’égard du poste. Par ailleurs, le machine learning ne vise pas à se substituer au recruteur, mais à l’assister ou à l’augmenter.

« Nous utilisons un dictionnaire de termes où les mots les plus positifs sont classés à +5 et les plus négatifs à – 5. Ainsi, nous pouvons déterminer votre enthousiasme à la réponse que vous fournissez » détaille Harqen auprès de TechRepublic.

L’éditeur assure par ailleurs que l’analyse linguistique offre une méthode de recrutement plus précise et impartiale que les algorithmes reposant sur le scan du visage ou les inflexions de la voix. Les risques de biais seraient ainsi moindres.

Harqen procède par ailleurs à un réapprentissage régulier de ses modèles grâce à de nouvelles données. L’idée est ainsi de ne pas écarter des candidats dont les réponses seraient différentes, mais néanmoins aussi pertinentes. Il s’agit aussi de favoriser une certaine diversité, au risque sinon d’une trop forte uniformisation des profils.

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