L’aéroport de Lyon-Saint Exupéry expérimente la reconnaissance faciale

L’aéroport de Lyon-Saint Exupéry expérimente la reconnaissance faciale

Opérateur de l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry, Vinci Airports teste Mona, une application combinant reconnaissance faciale et marketing relationnel. La promesse : une expérience sans contact et personnalisée pour les voyageurs.

Il s’agit d’une première mondiale selon Vinci Airports, concessionnaire de l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry. L’entreprise se revendique désormais le premier opérateur à proposer aux passagers « un parcours biométrique, du domicile jusqu’à l’avion. »

Pendant un an, cet aéroport français va donc conduire une expérimentation de Mona, le « compagnon de voyage » de Vinci Airports. La solution conjugue donc un système biométrique par reconnaissance faciale et du marketing relationnel.

Des contrôles reposant sur la reconnaissance faciale

Les voyageurs qui le souhaitent pourront donc créer un compte sur l’application Mona, depuis un smartphone ou une borne en aéroport. Ce compte leur permettra d’accéder à des services spécifiques.

La biométrie assure ainsi, au travers d’un parcours dédié au sein de l’aéroport, le passage sans contact physique aux différents points de contrôle aéroportuaire. Il suffit pour cela au voyageur inscrit de s’identifier grâce à une technologie de reconnaissance faciale.

Vinci Airports annonce ainsi un parcours « plus facile, plus rapide » du dépôt des bagages jusqu’à l’embarquement. Pour inciter les passagers à s’inscrire gratuitement à son programme, l’opérateur met en avant des services dédiés.

Outre les informations de vol et relatives au parcours en temps réel, l’application Mona doit donc apporter « des services et expériences personnalisés ». Le développement de ces services repose sur un partenariat avec les compagnies aériennes et les commerces de l’aéroport.

Biométrie et services personnalisés pour les voyageurs et la rentabilité de Mona

Vinci combine en effet reconnaissance faciale et marketing relationnel. Parmi les services offerts, on citera par exemple l’information trafic, la réservation d’un moyen de transport ainsi que des offres pour des boutiques et des restaurants.

Pour l’opérateur et ses partenaires, c’est donc l’opportunité de fluidifier le parcours des voyageurs tout en récoltant des données qualitatives à des fins marketing. Le souci de protection de la vie privée pourrait donc constituer un frein.

En matière de législation, Vinci Airports assure cependant que Mona a été soumis à l’examen de la CNIL. Son service bénéficierait ainsi « des dernières recommandations formulées par l’autorité à ce jour. »

Cette expérimentation à l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry s’échelonnera sur un an. Elle se cantonne pour l’heure à certains passagers uniquement. Sont éligibles les voyageurs des compagnies Transavia (sur les vols vers Porto) et TAP Air Portugal (sur les vols vers Lisbonne).

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