Data du jour : 2 milliards d’euros pour le numérique de santé français

Data du jour : 2 milliards d’euros pour le numérique de santé

Dans le cadre du Ségur de la santé, l’Etat consacrera 2 milliards d’euros à des investissements numériques. Ce budget doit notamment permettre de rattraper le retard dans la modernisation des systèmes de santé et contribuer au développement de la télésanté.

Les accords du Ségur de la santé prévoient 8,2 milliards d’euros au profit des personnels et des établissements. Le ministère de la Santé souhaite en outre accompagner cette démarche du développement du numérique.

Ainsi, l’Etat annonce 2 milliards d’euros d’investissements sur les « toutes prochaines années. » Ces fonds doivent contribuer à la transformation du système de santé selon une trajectoire « éthique » et « souveraine. »

Objectif : « donner un coup d’accélérateur »

Le ministère de la Santé est cependant critiqué sur cette dimension de la souveraineté numérique. Pour héberger le Health Data Hub, il a en effet opté pour le cloud Microsoft.

Ses futurs investissements dans le cadre du Ségur seront donc vraisemblablement examinés de près. En termes d’orientation, les deux milliards d’euros annoncés visent à « donner un coup d’accélérateur. »

Ainsi, ils financeront des projets visant à « rattraper le retard dans la modernisation, l’interopérabilité, la réversibilité, la convergence et la sécurité des systèmes d’information en santé. »

Le ministère fixe plusieurs axes prioritaires, dont l’intégration des fondations numériques du système de santé. Parmi celles-ci , l’identifiant national de santé, le cadre de sécurité et d’interopérabilité, la messagerie sécurisée de santé et le dossier médical partagé (DMP).

Le gouvernement souhaite également encourager certains cas d’usage prioritaires. Les financements soutiendront pour cela des « modalités d’incitation forte » en faveur du partage de l’historique médical patient, du compte rendu d’hospitalisation et des résultats d’analyses. Ce partage s’effectuera par l’intermédiaire de la messagerie de santé et du DMP.

Prolongement et extension pour la télésanté

L’Etat prévoit également d’inscrire les nouveaux projets permis par le Ségur dans la continuité des mesures de la crise. Cela passe donc notamment par des investissements en faveur du développement de la télésanté. Les dispositifs d’assouplissement adoptés pour le Covid seront ainsi prolongés.

Le ministère prévoit en outre de permettre aux professionnels de santé non médicaux d’accéder à la télémédecine. Une prise en charge conventionnelle des actes de télémédecine pour les sages-femmes et les chirurgiens-dentistes figure ainsi au programme.

Enfin, l’exécutif flèche une partie des investissements en direction du « système d’information outillant le service d’accès au soin (SAS). » Il prévoit dans ce cadre d’accompagner l’émergence d’un écosystème, la création de services numériques innovants et l’analyse des données de santé.

A noter que 600 millions sur 5 ans sont d’ores et déjà promis au secteur médico-social. Ces moyens financeront les équipements de base, les logiciels socles et les services d’échange. L’objectif, la « modernisation des outils numériques. »

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