Covid-19 : 76% des sites e-commerce français sont en baisse

Covid-19 et e-commerce

Contrairement aux boutiques physiques, les sites e-commerce n’ont pas été contraints à la fermeture. Leur activité n’en souffre pas moins de l’épidémie. Selon la Fevad, 94% des sites sont toujours ouverts, mais 76% voient leurs ventes baisser.

Le e-commerce, un havre de paix à l’heure de la crise sanitaire et des mesures de confinement ? L’activité record d’Amazon au début de l’épidémie aurait pu le laisser penser. Or, les e-commerçants, eux aussi, sont confrontés à des difficultés économiques et opérationnelles.

D’après une étude menée par la Fevad, « plus d’une entreprise sur trois estime qu’elle ne pourra pas résister économiquement plus de trois mois. » Car si les e-commerçants n’ont pas tous été contraints de baisser le rideau, leur activité demeure néanmoins très affectée.

Les pure-player moins touchés par les fermetures

Entre les 23 et 25 mars, 94% des sites e-commerce restaient opérationnels. Toutefois, plus d’un tiers d’entre eux ont réduit leur activité. Et selon l’étude, ce sont les enseignes disposant de magasins physiques qui sont là encore les plus touchées.

Elles sont deux fois plus nombreuses (8%) que les pure-players (4%) à avoir interrompu leur activité e-commerce. Et les e-commerçants toujours en service sont par ailleurs confrontés à un recul de leurs ventes depuis le 15 mars.

La baisse peut même être très conséquente selon les secteurs. Au global, 76% des sites ont enregistré un recul des ventes. Pour la moitié de ces boutiques en ligne, les commandes ont littéralement plongé de plus de 50%.

« La mode et l’équipement de la maison figurent parmi les secteurs les plus touchés. Seuls 18% des sites ont un chiffre d’affaires en hausse. Les plus fortes hausses sont enregistrées dans l’alimentaire, la téléphonie-informatique ainsi que les produits culturels et éducatifs » observe par ailleurs la Fevad.

Seuls 18% des sites affichent une croissance des ventes

En croissance ou non, les marchands se heurtent parallèlement à des difficultés d’approvisionnement. Ils sont 40% d’entre eux à en faire état. 48% estiment en outre que ces incidents logistiques les concerneront.

Mais le confinement et ses répercutions ont également obligé les e-commerçants à bousculer leurs modes de travail. 82% ont ainsi mis en place du télétravail. Le recours au chômage partiel concerne 66% des entreprises, dont 22% ont décidé aussi de la fermeture de sites physiques.

Ces mesures d’urgence affectent la logistique, au sein des entrepôts comme chez les prestataires. La première conséquence, c’est un allongement des délais de livraison. 85% des sites annoncent des durées de livraison plus longues. Or, ce paramètre peut se traduire par des annulations. 29% des e-commerçants témoignent d’ailleurs d’annulations de commandes.

Pour les e-commerçants, il s’agit néanmoins aussi de préparer la sortie de crise. Toutefois, la récession économique est déjà une certitude à l’échelle mondiale. L’inquiétude domine donc chez les professionnels quant aux perspectives d’avenir, relève la Fevad.

A propos de Christophe Auffray 353 Articles
De formation initiale en marketing Web et en économie, je me suis spécialisé par la suite dans la presse B2B consacrée à l'économie numérique et dispose dans ce secteur de 15 ans d'expérience. Spécialiste de la transformation numérique, de l'innovation et des nouveaux business models des entreprises, j'ai développé des compétences dans les domaines du marketing éditorial, de la stratégie éditoriale, de la production de contenus premium et la gestion de sites d'information et d'équipe dans l'univers des médias en ligne et du marketing des solutions innovantes.