Avec Docaposte, La Poste devient hébergeur certifié de données de santé

Avec Docaposte, La Poste devient hébergeur certifié de données de santé

Au travers de sa filiale Docaposte, le groupe La Poste décroche la certification HDS pour l’hébergement des données de santé en France délivrée l’Agence du Numérique en Santé. Docaposte revendique l’hébergement de plus de 45 millions de dossiers santé actifs.

Les géants américains du cloud comme Google et Microsoft ne sont pas les seuls à décrocher le précieux sésame nécessaire à l’hébergement des données de santé des Français. Acteur de référence engagé dans une transformation numérique, La Poste figure elle aussi parmi les lauréats.

Sa filiale spécialisée dans la gestion des données numériques, Docaposte, décroche la certification HDS délivrée par l’Agence du Numérique en Santé. La réglementation impose en effet aux opérateurs de ces données de disposer de cette certification.

Des datacenters localisés en France

C’est donc désormais le cas de Docaposte, qui se présente comme le premier hébergeur français de données de santé. Présente à l’international, l’entreprise revendique plus de 45 millions de dossiers santé actifs.

Présente aussi dans les secteurs de la banque et des services publics, Docaposte fait du marché de la santé, et plus particulièrement de l’e-santé, une de ses priorités stratégiques. Et pour l’hébergement des données de santé, la filiale de La Poste dispose d’un argument de poids.

L’hébergeur dispose de ses propres datacenters, installés sur le territoire français. Docaposte précise par ailleurs que sa certification couvre 6 niveaux d’activités, de  la fourniture de datacenters à l’exploitation des applications informatiques.

Et pour trouver sa place sur un marché très concurrentiel, l’hébergeur s’empare de la question de la souveraineté numérique. « Docaposte est un acteur référent et souverain de la confiance numérique en France » souligne son PDG, Olivier Vallet.

Docaposte partenaire du déploiement du DMP

Pour soutenir sa croissance dans le secteur de la santé, l’entreprise mise notamment sur les grands chantiers lancés dans ce domaine en France. Docaposte se positionne ainsi sur le déploiement du dossier médical partagé. Le DMP doit en outre être interfacé avec les dossiers patients des établissements de santé.

En 2018, le ministère de la santé a décidé de la généralisation du DMP. Fin 2019, l’Assurance maladie dénombrait 8 millions d’ouvertures de dossiers partagés. L’Etat vise 40 millions de DMP actifs d’ici la fin 2022.

Pour monter en compétences sur le marché de l’e-santé, Docaposte a racheté en 2019 un éditeur spécialisé de l’échange de données de santé, Icanopée. L’entreprise est cependant déjà présente sur les appels d’offres du marché.

En fin d’année dernière, la filiale de La Poste a notamment été sélectionnée par la Centrale d’Achat de l’Informatique Hospitalière (C.A.I.H.). Dans le cadre de ce projet, elle opère le recueil du consentement des patients des hôpitaux publics.

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