81% de sites e-commerce se veulent éco-responsables : data du jour

Covid-19 et e-commerce

RSE et e-commerce ne sont plus incompatibles. Les sites de vente en ligne s’emparent du sujet pour répondre à des cyberacheteurs dont 70% privilégient des acteurs avec une démarche responsable. Le prix reste cependant le premier facteur de choix.

Le PDG de Fnac-Darty, Enrique Martinez, l’assurait encore récemment. Être éco-responsable est désormais un critère capital pour une entreprise et ses activités e-commerce. Dans le cadre de cette démarche, le distributeur investissait ainsi  des « dizaines de millions d’euros pour créer une industrie de la réparation. »

Les consommateurs sont-ils cependant si sensibles à ces arguments environnementaux ? Oui, répondent les chiffres de la Fevad et de KPMG. La fédération française de l’e-commerce note ainsi que les acheteurs se montrent « de plus en plus éco-responsables ».

53% d’acheteurs l’intègrent dans leurs habitudes de consommation

Ils le sont au moins par les paroles. Ils sont de fait 70% à déclarer privilégier les sites mettant en avant une démarche responsable. Les actes suivent-ils ? 53% assurent prendre en compte des « éléments environnementaux, responsables ou éthiques » dans leurs habitudes de consommation sur Internet.

Et c’est encore plus vrai pour les cyberacheteurs de la génération Y avec 62%. Mais concrètement, comment consommer en ligne de façon responsable ? Par exemple via le regroupement de commandes pour limiter les livraisons (71%).

En pleine polémique sur Amazon et débat sur la nécessité d’acheter en France, 68% des clients déclarent privilégier des achats auprès de sites français. Ils sont en outre 66% à opter pour la livraison en point relais et envisager d’acheter des produits de l’économie circulaire (51%). 45% d’entre eux l’ont déjà fait, en optant pour des articles reconditionnés, recyclés ou d’occasion.

Acheter des produits reconditionnés, oui mais pour le prix

Ses déclarations d’intention, dont la confirmation n’est pas toujours simple à mesurer, incitent les e-commerçants à s’emparer du sujet. 81% disent ainsi faire de la RSE, un thème « prioritaire ». Cela se traduira-t-il à terme par des prix plus élevés ?

Ce n’est pas à l’ordre du jour. Les consommateurs ne sont en effet pas disposés à payer plus pour un meilleur souci de l’environnement. A ce stade, rien ne change et le prix demeure le « principal facteur de décision ».

Même s’ils optent pour des produits reconditionnés ou recyclés, les clients se préoccupent avant tout de critères budgétaires (75%) plutôt qu’écologiques. La Fevad constate cependant que 44% « diminuent volontairement leur consommation pour des raisons environnementales ».

La crise sanitaire ne risque-t-elle pas toutefois de freiner les bonnes intentions des e-commerçants ? Au contraire, répondent-ils. Les sites assurent que la crise accélère les calendriers de mise en œuvre des programmes RSE.

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